LES CAUSES DU MAL DE DOS

LES CAUSES SONT MULTIPLES

Le mal de dos est rarement attribué à une cause unique mais au contraire il est lié à de nombreux facteurs pouvant s’associer avec les années jusqu’au jour où un faux mouvement suffit pour déclencher un lumbago. Parmi les causes on peut citer :

–  Une fragilité présente dès la naissance (malformation)

– une culture répressive du geste

– le vivre assis (position assiseavachie, tendue ou crispée)

– les périodes de la vie : adolescence (croissance et attitude scoliotique), grossesse et accouchement, vieillissement

– les chocs et traumatismes (sport travail)

– les vibrations (voiture engins de chantier)

– les contraintes répétées (port de charges, mouvements répétitifs et monotones)

– les mauvaises postures prolongées

– les attitudes scoliotiques et scolioses

– Le manque de pause et d’alternance dans les tâches

– l’arthrose (au niveau du cartilage)

– l’ostéoporose au niveau osseux

– L’hérédité

A ces causes s’ajoutent souvent des facteurs aggravants :

– Le stress (personnel ou professionnel)

– Les chocs psychologiques suivis parfois de dépression

– Le manque d’exercice physique caractéristique de notre époque

– La surcharge pondérale généralement associée à un relâchement de la sangle abdominale

– Le tabac : on constate une dégénérescence discale chez de nombreux gros fumeurs qui laisse penser que la cigarette a une part de responsabilité, d’autant que l’abus de tabac est souvent lié au stress

– L’alimentation déséquilibrée

– Les agressions climatiques (froid, humidité, courant d’air)

– Les champs perturbateurs

– La fatigue

– Une Insuffisance respiratoire

UNE CULTURE REPRESSIVE DU GESTE

Les premières années de sa vie l’enfant conserve toute sa souplesse originelle et adopte instinctivement les postures aptes à ménager sa colonne vertébrale. Les changements permanents entre les différents positionnements corporels sont normaux chez les enfants et trouvent leur origine dans leurs besoins vitaux de bouger. C’est seulement vers l’âge de cinq ans (l’âge ou la courbure caractéristique de la colonne vertébrale se forme en S) qu’il commence à imiter les positions et attitudes des adultes. C’est alors qu’il faut veiller à ce qu’il ne prenne pas de mauvaises habitudes. Or pour beaucoup de parents l’éducation se résume ainsi : – Tiens-toi droit et redresse la tête : tu vas avoir mal au dos.- Ne te balances pas, tu vas casser la chais, ne mets pas les coudes sur la table, ce n’est pas poli, arrête de gesticuler comment veux-tu te concentrer ? Qui d’entre nous n’a pas entendu son père ou sa mère le ou la reprendre. Pourtant le mouvement répond à des besoins de développement corporel psychique et émotionnel. Le manque de mobilité est souvent un facteur décisif donnant naissance à un dysfonctionnement de croissance. Interrogés : les adolescents reconnaissent que les douleurs dorsales arrivent en deuxième position, juste derrière le mal de tête mais avant le mal de ventre. Ce constat n’a rien de surprenant quand on sait que chaque jour nous inclinons en moyenne 1500 à 2000 fois notre dos, mais malgré cela on n’y prête pas attention. Le dos est souvent négligé par rapport à d’autres parties du corps et ne prend une existence réelle qu’au moment où apparaissent les douleurs

LE VIVRE ASSIS :

On est passé de l’homo erectus à l’homo sedans : de la posture dynamique à la posture statique

Alors que le corps humain a été conçu pour bouger, après 4 millions d’années d’évolution l’homme n’est toujours pas parfaitement adapté à sa position verticale. Le sera-t-il un jour ? L’homme du 21éme siècle est de plus en plus sédentaire passant une grande partie de son temps assis. Plus le monde bouge plus l’homme se sédentarise. Le manque d’exercice est une caractéristique de notre époque. Déplacements, loisirs, repas, travail s’effectuent assis. L’homo erectus (l’homme debout dont la colonne vertébrale exprime la notion de verticalité) à muté en homo sedans (l’homme assis) et nous sommes entrés par voie de conséquence dans l’ère de la pathologie posturale. Au travail, assis derrière un poste d’accueil, une caisse, un bureau, nous sommes contraints à des postures fixes devant faire face à un travail soutenu sans pauses ni alternances, des mouvements répétitifs et monotones du travail sur écran par exemple, des mauvaises habitudes, le tout couronné par un mobilier trop souvent inadapté, non réglable ou mal ajusté.

Actuellement le travail informatique prédomine, l’utilisateur a une main sur la souris, l’autre sur le clavier et l’œil rivé sur l’écran; les bras non soutenus. Cette posture est potentiellement génératrice de fatigue, de démotivation et d’accroissement des TMS générant de l’absentéisme et une baisse de la productivité.

CROISSANCE ET ATTITUDE SCOLIOTIQUE OU SCOLIOSE

La scoliose définie comme une déviation de la colonne vertébrale en forme de S est en fait plus complexe que cela. Selon le Docteur BEAUDOIN de la clinique de la scoliose au Canada : « la scoliose est plutôt une déviation à 3 dimensions, en spirale de la colonne vertébrale ». Ce qui se traduit par une inclinaison dans le plan frontal, une rotation des vertèbres dans le plan horizontal et une inversion des courbures dans le plan sagittal. La scoliose peut être d’origine héréditaire, secondaire à un traumatisme, une tumeur…, ou dans bien des cas idiopathique (d’origine inconnue). On distingue deux types de scolioses:

1- L’attitude scoliotique ou scoliose posturale :

Contrairement à la scoliose, l’attitude scoliotique ne comporte pas de rotation des corps vertébraux et peut se corriger.

2- La scoliose structurale ou scoliose vraie :

Pendant la croissance la scoliose se développe de la manière suivante : on constate une différence de croissance d’un côté d’une vertèbre comparé à la vitesse de croissance de l’autre côté de la même vertèbre entrainant une rotation des vertèbres sur le plan horizontal, et une déviation latérale de la colonne vertébrale. Il s’agit d’une déformation non réductible contrairement à l’attitude scoliotique. – Elle atteint une fois et demie à deux fois plus la population féminine que les garçons. Les conséquences peuvent devenir invalidantes :

-Complications cardio respiratoires.

-Douleurs rachidiennes (dorsales, lombaires, dorsolombaires)

-Répercussion psychologique  avec atteinte de l’image corporelle.

scoliose

3- Prévention et traitement :

La prévention est essentielle chez l’enfant tout particulièrement en période de croissance, concerne tout particulièrement la frontière des vertèbres et des disques intervertébraux. Pendant la puberté, ces zones de croissance sont particulièrement sensibles aux sollicitations dues à la pression. En position assise et penchée en avant, les charges de pression s’exercent fortement sur la région lombaire, endommageant ainsi cette zone importante pour la croissance, située entre les vertèbres osseuses et la plaque terminale cartilagineuse. La scoliose débute par l’attitude scoliotique, laquelle en l’absence de traitement peut devenir une scoliose vraie. Il faut surveiller et traiter l’enfant pendant qu’il grandit, quand il aura fini sa croissance vers 18 – 20 ans ce sera trop tard et la scoliose sera constituée pour la vie. La scoliose existe aussi chez l’adulte. Bien qu’évoluant plus lentement les conséquences sont parfois invalidantes. Pour traiter la scoliose, on dispose de la kinésithérapie, de la chiropractie, du port de corset rigide ou de corset souple et dynamique SPINCOR (voir www.scoliose.ca comment soigner la scoliose par le mouvement).

LE VIEILLISSEMENT DU DISQUE INTERVERTEBRAL

Vieillissement du disque intervertébral

Les disques représentent environ  1/5em de la hauteur totale du rachis. Passé  75 ans la hauteur des disques est divisée par deux réduisant fortement les mouvements du rachis

Avec l’âge notre visage se ride, eh bien il en va de même pour notre dos, plus précisément pour nos disques intervertébraux, ils se rident aussi et s’altèrent avec l’âge (à partir de 20 ans les disques intervertébraux s’assèchent tout au long de la journée). Notre mode de vie et les traumatismes absorbés à la suite d’efforts, de chocs directs ou de mauvaises positions répétitives (attitudes professionnelles, travail dans de mauvaises positions, porte-à-faux, efforts soutenus…) vont plus ou moins accélérer ce vieillissement naturel. Selon le docteur Jean Yves Maigne :« les fibres de l’anneau peuvent se déchirer partiellement (comme dans une entorse), dans d’autre cas c’est le noyau qui se déshydrate plus vite qu’il ne le devrait, incapable d’assurer correctement l’une de ses fonctions le disque s’use et tombe en panne. Cette usure appelée encore dégénérescence discale, constitue une source importante de douleurs vertébrales. Le disque est bien le principal point faible de la colonne ».

CONSEQUENCES DU MAL DU DOS

Au sens strict le mal de dos n’est pas une maladie, dans 95% des cas l’origine du mal de dos est mécanique, c’est le dos qui ne fonctionne pas comme il devrait. On classe les douleurs selon leur localisation par rapport à la colonne vertébrale, on parle alors de régions douloureuses.

1- Dans la région cervicale :

La majorité des douleurs se situe dans la région du cou, dont les plus connues : la cervicalgie communément appelée torticolis est souvent le résultat d’un faux mouvement ou d’un mauvais couchage (l’oreiller peut être à revoir de toute urgence en cas de récidive), les névralgies de la face, les névralgies cervico-brachiales, dont le fameux tennis-elbow des tennismen (douleur qui irradie du cou au bras et qui affecte parfois le dos). Il existe également des douleurs associées aux épaules et omoplates.

2- Dans la région dorsale :

Beaucoup moins connues les douleurs siègent au milieu du dos selon les cas sur le côté droit ou gauche de l’axe de la colonne vertébrale.

3 – Dans la région lombaire :

La douleur peut être brutale et très vive. On a affaire à un lumbago ou ce qui est plus handicapant une hernie discale.

Dans d’autre cas, la douleur devient chronique, avec des épisodes douloureux. On parle de lombalgie Ce type d’affection est de plus en plus courant, la cause : le manque d’activité physique et le stress. Peu sollicités les muscles sont fragilisés. Le stress aidant, ils vont se crisper, et provoquer de vives douleurs. Sur poids, et grossesse  participent  également aux causes de lombalgie

HERNIE-DISCALE

Les disques intervertébraux ont pour rôle d’amortir les chocs que nous faisons subir à notre corps quasiment tous les jours. Il peut arriver que le noyau gélatineux contenu au sein de ces disques se déplace et comprime alors un nerf, engendrant une douleur des plus inconfortable : l’hernie discale. L’hernie se produit surtout au niveau des dernières vertèbres lombaires, en raison des fortes pressions qu’elles doivent subir, à l’occasion d’un mouvement de force ou d’un traumatisme, ou d’une position statique prolongée (8hrs de bureau).

Hernie-discale

 

Déroulement d’un rendez-vous

Etape 1 – Recherche des causes de vos symptômes Etape 2 – Mise en place d’un protocole postural dynamique adapté au corps et à la personnalité Etape 3 – Essais comparatifs en situation de mobiliers et (ou) accessoires